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samedi 4 janvier 2025

Pourquoi la vie s’améliore après 50 ans… pour certains

Plusieurs travaux ont mis en évidence une relation en forme de U entre le niveau de bien-être des individus et l’âge : le bien-être tend à diminuer à partir de la fin de l’adolescence et commencerait à remonter à partir d’un certain âge autour de 50 ans (Blanchflower et Oswald, 2008 ; Blanchflower, 2021 ; Perona et al., 2023). Plusieurs explications ont été proposées pour expliquer le profil de cette relation, notamment des explications d’ordre biologique. 

samedi 17 août 2024

L’expérience de la solitude pendant la pandémie

Anthony Lepinteur, Alessio Rebechi, Andrew Clark, Conchita D'Ambrosio, Nicholas Rohde et Claus Vögele (2024) ont étudié l’expérience de la solitude lors de la pandémie de Covid-19. Pour cela, ils ont utilisé les données de panel trimestrielles tirées de l’enquête COME-HERE portant sur la santé mentale et le bien-être. Ils ont observé dix vagues d’enquête menées d’avril 2020 à novembre 2022 dans cinq pays européens, à savoir l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie et la Suède.

vendredi 21 juin 2024

Le chômage a des effets permanents sur le bien-être

De nombreux travaux ont montré que le chômage est associé à une perte en bien-être (Clark et Oswald, 1994 ; Winkelmann et Winkelmann, 1998 ; Dolan et al., 2008 ; Stutzer et Frey, 2010). Parmi eux, certaines analyses suggèrent également que cette perte de bien-être se maintient après la sortie du chômage, mais ces différentes études ne cherchent généralement pas à déceler un impact du chômage sur le bien-être au-delà de quelques années après l’expérience du chômage.

lundi 15 avril 2024

L’âge du désespoir : la courbe du bonheur est devenue monotone

Plusieurs études suggèrent que le bien-être subjectif, mesuré notamment avec le bonheur et la satisfaction de vivre autodéclarés, suit une trajectoire en forme de U en fonction de l’âge dans de nombreux pays : il diminue à partir de l’adolescence jusqu’à ce que les individus atteignent un âge intermédiaire, puis il rebondit (Blanchflower et Oswald, 2008). Dans tous les pays, le bien-être semble atteindre son minimum autour de l’âge de 50 ans. Le mal-être, mesuré notamment avec le stress et la dépression, suit la trajectoire inverse, c’est-à-dire forme une courbe en forme de U inversé. Les raisons pour lesquelles les courbes du bien-être et du mal-être présentent de tels profils restent débattues.

dimanche 5 décembre 2021

Quel a été l’impact du télétravail sur le bien-être individuel pendant les confinements ?

L’un des plus probables héritages à long terme de la pandémie de Covid-19 pourrait être un recours plus fréquent télétravail. Dans les pays de l’OCDE, ce dernier ne concernait qu’une infime partie des travailleurs, en l’occurrence entre 3 et 5 % d’entre eux, avant qu’apparaisse le coronavirus. Mais au printemps 2020, dans la plupart des pays, les autorités ont appelé les travailleurs à travailler un maximum à partir du domicile pour réduire les déplacements et freiner ainsi la propagation de l’épidémie. Au Royaume-Uni, par exemple, un tiers des travailleurs occupés ont ainsi brutalement basculé dans le télétravail. Le maintien d’un recours plus massif au télétravail au sortir de la pandémie dépendra, du côté de la demande de travail, de son impact sur la productivité et, du côté de l’offre de travail, de son impact sur le bien-être des travailleurs (Barrero et alii, 2021).

mercredi 18 août 2021

Pourquoi le bien-être ne réagit-il pas de la même façon à une hausse qu’à une baisse du PIB ?

Une hausse donnée du PIB n’augmente pas autant le bien-être qu’une baisse de la même ampleur du PIB ne le réduit. En effet, Jan-Emmanuel De Neve et alii (2018) ont mis en évidence une asymétrie dans la façon par laquelle les variations du PIB affectent le bien-être. En s’appuyant sur les données subjectives tirées de trois bases de données différentes (le Gallup World Poll mené dans 150 pays, l’eurobaromètre et l’enquête BRFSS réalisée aux Etats-Unis), ils ont constaté que les mesures de la satisfaction de vivre sont au moins deux fois plus sensibles à la décroissance qu’à la croissance.