Les inquiétudes quant à la baisse de la natalité ne sont pas propres à la France. Aux Etats-Unis, le taux de fécondité général, mesurant le nombre de naissances pour 1 000 femmes âgées de 15 à 44 ans, était assez constant, en tournant entre 65 et 70, puis il a chuté à partir de 2007 : il a atteint 54 en 2024, c’est-à-dire a baissé de 22 % depuis le milieu des années 2000. Cette chute de la fécondité a pris de l’importance dans les débats outre-Atlantique. Lors de sa campagne, Trump a notamment appelé à un véritable « baby-boom » et la relance de la natalité est objectif un affiché de son administration.
lundi 8 juin 2026
L’iPhone est-il un moyen de contraception ?
samedi 28 mars 2026
Quels ont été les effets à court terme des droits de douane de la seconde administration Trump ?
En 2018, la première administration Trump a adopté une série de droits de douane, ciblant tout particulièrement les importations en provenance de Chine, marquant ainsi un « retour du protectionnisme » aux Etats-Unis (Fajgelbaum et al., 2020). L’administration Biden n’a pas retiré ces droits de douane ; elle en a même adoptés de nouveaux, notamment sur les véhicules électriques. En 2025, la seconde administration Trump a fortement augmenté les droits de douanes, notamment dans le sillage du « Jour de la libération » : en moyenne, ceux-ci sont passés de 2,4 % à 9,6 %, c’est-à-dire ont atteint un niveau qui n’avait plus été observé depuis huit décennies (cf. graphique 1). Elle a évoqué plusieurs objectifs motivant l’adoption de ces mesures protectionnistes : notamment réduire les prix des produits importés (hors droits de douane), réduire le déficit commercial américain, accroître les recettes fiscales américaines, découpler le commerce américain de la Chine, réorienter les échanges américains au profit de pays « amis », relocaliser les activités stratégiques sur le sol américain et accroître l’accès des entreprises américaines aux marchés étrangers.
