Suite à la crise financière mondiale et à la hausse subséquente de leur dette publique, les gouvernements dans les pays développés ont adopté des mesures d’austérité. Ce fut notamment le cas du gouvernement britannique : alors qu’entre 1999 et 2010, les dépenses publiques réelles par tête en matière de santé, d’éducation et de protection sociale avaient augmenté de 35 % à 75 %, celles de santé ont ensuite stagné, tandis que celles d’éducation et de protection sociale ont baissé (cf. graphique 1). Or, 2010 marque également le début du ralentissement de la hausse des l’espérance de vie au Royaume-Uni. L’austérité a pu ainsi contribuer à ce ralentissement.
mercredi 26 juin 2024
L’austérité tue
jeudi 16 juin 2022
A quel point les individus sous-évaluent-ils le vaccin anti-Covid ?
La littérature économique met depuis longtemps l’accent sur les externalités positives de la vaccination : les individus sous-estimeraient tout particulièrement les bénéfices collectifs de la vaccination, si bien qu’il y aurait bien moins de personnes qui seraient vaccinées que ce qui serait optimal en termes de bien-être collectif.
dimanche 13 février 2022
Vaccination anti-Covid : des intentions aux actes
Malgré les coûts humains, psychologiques, économiques et sociaux tant de l’épidémie de Covid-19 que des mesures restrictives adoptées pour la freiner, des millions de personnes à travers le monde refusent toujours de se faire vacciner contre le coronavirus.
vendredi 28 janvier 2022
Les morts collatérales de la pandémie
Les vagues épidémiques de Covid-19, dans un contexte de possible sous-investissement de l’offre de soins hospitaliers, ont mis les systèmes de santé des pays développés sous pression. Par conséquent, ces derniers ont pu ne pas avoir assez de ressources non seulement pour soigner les personnes infectées par le coronavirus, mais aussi pour soigner les autres malades ; ce fut en particulier le cas lorsque l’afflux de malades du Covid a entraîné une réorientation des soins en faveur de ces derniers.
vendredi 18 juin 2021
Quelle est la valeur sociale d’un vaccin contre la Covid-19 ?
Il y a un écart entre la valeur privée de la vaccination et sa valeur sociale. En effet, la vaccination génère des externalités positives, notamment pour les personnes qui ne sont pas vaccinées. En se vaccinant, un individu ne réduit pas seulement les chances qu'il contracte une maladie ; il réduit également les chances qu’il transmette la maladie aux autres. Et, au niveau collectif, la vaccination n’a pas des bénéfices sur le seul plan sanitaire : elle accroît le bien-être de la population, non seulement parce qu’elle freine la propagation d’une épidémie, accélère l’arrivée à l’immunité collective et contient les taux de mortalité, mais aussi parce qu’elle réduit la nécessité que les individus adoptent des gestes de distanciation physique ou que les autorités adoptent des mesures de confinement, des gestes et mesures nocifs à l’activité économique et à la cohésion sociale. Or, ces bénéfices ne sont qu’en partie pris en compte par un individu lorsqu’il prend la décision de se faire vacciner ou non. Lorsqu'une action génère des externalités positives, trop peu d'agents risquent d'entreprendre cette action au regard de ce qui serait optimal du point de vue collectif, dans la mesure où ils ne sont pas rémunérés à la hauteur des bénéfices que la société tire de cette action. En l'occurrence, dans le cas de la vaccination, trop peu d’individus risquent de se faire vacciner par rapport à ce qui serait optimal pour la société.
mardi 8 juin 2021
Les confinements contiennent-ils la mortalité dans les pays pauvres ?
Depuis le printemps 2020, à travers le monde, les gouvernements ont adopté des confinements, plus ou moins stricts, plus ou moins longs, pour contenir la propagation de la pandémie de Covid-19 et en conséquence la mortalité. Ces mesures sanitaires ont un coût économique immédiat : elles se traduisent par une contraction de l'activité économique. Ainsi, pour évoquer l'opportunité ou les risques de l'adoption de telles mesures, beaucoup d’économistes [Hall et alii, 2020 ; Kim et Loayza, 2021], de commentateurs et de responsables politiques ont souvent évoqué un éventuel arbitrage entre santé et économie, entre vies sauvées et revenu.