Aux Etats-Unis, les ventes de voitures électriques ont augmenté de 7 % en 2024, puis de 1,5 % au premier semestre de l’année 2025. Mais en 2025, Tesla s’attend à connaître une seconde année déficitaire consécutive. Cette mauvaise fortune de Tesla pourrait s’expliquer par l’engagement politique de son dirigeant, Elon Musk. Celui-ci est devenu plus manifeste suite à son achat du réseau social Twitter (qu’il a rapidement renommé X), dont il s’est servi pour diffuser des contenus perçus comme ancrés à l’extrême-droite, avant qu’il ne s’implique activement dans la campagne de réélection du républicain Donald Trump, puis entre dans son administration en prenant la tête du Department of Government Efficiency (DOGE). Une telle implication dans la vie politique est susceptible d’affecter les ventes de Tesla et en particulier de faire fuir ceux qui ont une orientation partisane à gauche ; aux Etats-Unis, les démocrates sont historiquement plus enclins à acheter une Tesla que les républicains. Plusieurs médias ont précisément évoqué une chute des ventes de Tesla depuis l’investiture de Trump, en particulier en Europe.
mardi 28 octobre 2025
L'engagement politique de Musk a plombé Tesla
mercredi 29 novembre 2023
Comment les entreprises à forte marge réagissent-elles à la hausse de leurs coûts ? Quelques leçons des chocs et contre-chocs pétroliers
Les entreprises ont eu tendance à gagner en pouvoir de marché ces dernières décennies (De Loecker et al., 2020). Ainsi, lorsque l’inflation a fortement augmenté dans le sillage de la pandémie de Covid-19, essentiellement sous l’effet d’une hausse des prix de l’énergie, certains ont pu espérer que les entreprises absorbent une partie de la hausse des coûts en rognant sur leurs marges plutôt qu’en répercutant la hausse des coûts sur leurs prix de vente, et ce d’autant plus que leurs marges étaient initialement élevées. Dans ce cas-là, l’absorption de la hausse des coûts par les marges contribue à freiner les pressions inflationnistes.
samedi 31 décembre 2022
Petite sociologie des cartels
Afin d'accroître leurs profits, les entreprises peuvent être tentées de se mettre d’accord pour cesser de se faire concurrence, pour ne pas baisser leurs prix, voire pour les augmenter, etc., mais ce comportement est illégal, dans la mesure où il nuit aux consommateurs, en réduisant leur pouvoir d’achat et en restreignant la diversité de produits auxquels ils ont accès. En l’occurrence, les ententes sont l’une des formes de comportements anticoncurrentiels que les autorités sanctionnent le plus lourdement : par exemple, le montant total des amendes que la seule Commission européenne a infligées aux participants aux cartels depuis 1990 s’élève à 31 milliards d’euros (Haucap et Heldman, 2022).
samedi 24 septembre 2022
Dans quelle mesure les annonces de l’OPEP influencent-elles les prix du pétrole ?
Dans la mesure où l’OPEP a représenté plus de 40 % de la production mondiale de pétrole ces trois dernières décennies, ses annonces font naturellement l’objet d’une grande attention de la part des médias. Pourtant, les études empiriques qui ont cherché à déceler l’effet des annonces de l’OPEP sur les prix du pétrole ont abouti à des résultats contrastés.
mardi 20 septembre 2022
Confinement : les mesures de soutien du gouvernement ont-elles zombifié les entreprises ?
Au début de la pandémie de Covid-19, des confinements ont été instaurés à travers le monde pour contenir la propagation de l’épidémie et ainsi éviter une surcharge du système hospitalier. Afin d’amortir l’impact de la pandémie et des mesures sanitaires sur l’économie, les gouvernements ont adopté des mesures de soutien budgétaire. Celles-ci ont par exemple pris la forme de dispositifs de chômage partiel pour éviter une vague de faillites d’entreprises tout en maintenant le lien des travailleurs à leur emploi et ainsi empêcher également une hausse du chômage. Dans le cas français, le gouvernement a étendu le Dispositif d’Activité Partielle, en vigueur depuis 2008, en prenant en charge 70 % des salaires bruts des travailleurs se retrouvant au chômage partiel. En outre, le gouvernement français a lancé le Prêt Garanti par l’Etat (PGE) : en transférant le risque de crédit des banques vers l’Etat, ce dispositif visait à faciliter l’accès des entreprises illiquides, mais toujours viables, à des ressources financières supplémentaires.